le méhariste.
La caravane s'aventure sous un soleil laiteux très chaud,
les hommes se regroupent et guident leurs chameaux.
Le vent souffle fort, la poudre du sable en tourbillon,
Nous gifle au visage, les dunes avancent poussées par la force des vents.
J'entends siffler autour de nous, un chant étrange celui des vents.
Il passe , emplit ce lieu ces déserts d'un grand mystère,
Comme une présence, une puissance impalpable austère.
Ce chant du vent, rien ne peut le définir, loin il se répand.
Le méhariste avance en tête de la caravane, et guide les voyageurs,
Bientôt, il faudra s'arrêter on marche depuis des heures.
Rien que du sable ocre et doré des hautes dunes, à l'infini,
Ce paysage est d'une telle beauté, que l'on se sent tout petit.
Nous arrivonS fatigués, secoués par la longue méharée,
L'oasis est nichée dans une vallée, entre quelques palmiers.
A l'ombre de ce décor verdoyant, sous les tentes dressées
Nous faisons une pause et dégustons ensemble, un verre de thé.
Dehors le vent souffle et soulève des grains de sable, par milliers,
Les bêtes attelées se désaltèrent et peuvent se reposer.
Notre randonnée n'est pas terminée dans une heure ,
Nous repartirons pour l'aventure sous un soleil de grande chaleur.
Nos gourdes sont remplies, de cette rare et précieuse eau,
Le ciel est d'un blanc gris, il fait de plus en plus chaud.
mary jo . Mars 2OO4.